dimanche 6 mai 2012

Dieu est Vérité


Matt. 22 : 23 - 33

Comment savez-vous ce matin que vous n'êtes pas dans le matrix ? Vous croyez que vous êtes ici, mais en réalité vous êtes assis dans un laboratoire quelque part avec des électrodes dans votre cerveau. Tout ceci semble bien réel, mais ce n'est rien d'autre qu'un grand jeu vidéo. Sérieusement, comment être sûr à 100% que tout ceci n'est pas une énorme illusion ?
Je reviendrais sur ces questions, mais tout d'abord je veux dire que la seule chose qui nous permet d'affirmer que nous sommes vraiment là ce matin est que Dieu est vérité. C'est le sujet de mon message ce matin; Dieu est vérité. C'est le dernier dans ma série sur Dieu.

1. C'est quoi la vérité ?
Dieu est vérité. Mais c'est quoi, la vérité ? C'était la question de Ponce Pilate. Jésus lui dit Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit: Qu'est-ce que la vérité? (Jean 18:37). C'est quoi la vérité ?
Pour continuer mes allusions à la science-fiction, certains disent que "la vérité est ailleurs". C'est un peu vague comme philosophie, mais au moins elle a le mérité de reconnaître que la vérité existe, même si elle ne sait pas où.
C'est quoi la vérité ? Où est-elle ? L'idée prédominante aujourd'hui est que la vérité correspond à la réalité qui nous entoure. Par exemple, si je dis "il y a un mur derrière moi", je dis la vérité. La vérité correspond à ce que nous voyons. Mais, je montrerai dans un message futur (quand je commencerai une série sur la bible, si Dieu le veut) que c'est faux de dire que la vérité correspond à ce que nous voyons. L'idée de vérité implique forcément l'idée de finalité. Dans la campagne présidentielle on entend souvent qu'un candidat va dire « sa vérité ». Mais cette expression est une contradiction. La vérité est universelle et éternelle. Ce qui est vrai, l'est toujours et partout et pour tous. Elle est vraie ici, comme aux extrémités de l'univers, et elle est vraie pour toute éternité.
Mais cela ne nous dit pas ce qu'elle est. Alors c'est quoi la vérité ? Voici ma définition de la vérité. La vérité c'est ce que Dieu pense. Dieu est vérité car tout ce qu'il pense est vérité. La vérité c'est ce que Dieu pense.
Jésus dit "je suis la vérité". Cela veut dire que ce que Jésus pense et donc ce que Jésus dit est vérité. L'Esprit de Dieu est l'Esprit de vérité. Dieu est le Dieu de vérité. La vérité c'est ce que Dieu pense. Mais comment pouvons-nous, des hommes, savoir ce que Dieu pense ? Avons-nous accès à la pensée de Dieu ? Oui, il nous l'a révélée dans sa Parole. Voici des pensées de Dieu. Voici la sagesse de Dieu. Voici les paroles de Dieu. Voici la vérité. La vérité n'est pas ailleurs, elle est là.
Prenons un exemple concret. Nous savons que David a tué Goliath parce que Dieu pense que David a tué Goliath. Nous savons que David n'a pas épargné Goliath, parce que Dieu ne pense pas que David a épargné Goliath. La vérité c'est ce que Dieu pense. Et la phrase "David tua Goliath" est vraie ici, elle est vraie en enfer et elle est vraie aux extrémités de l'univers. Cette phrase est vraie aujourd'hui et sera vraie dans toute éternité. Il n'y a aura jamais un moment où l'idée que David tua Goliath sera fausse. Comme le dit Augustin : la vérité est éternelle, car elle existe dans un Esprit éternel et cet Esprit est l'Esprit éternel de Dieu.
C'est quoi la vérité ? La vérité est ce que Dieu pense. La vérité est ailleurs ? Non, elle est là, car là sont les pensées de Dieu et Dieu, comme le dit David, notre Dieu est un Dieu de vérité (Ps. 31:5).

2. La vérité est le contraire du mensonge
Dieu est vérité. Et ce n'est pas juste que Dieu est vérité. C'est que Dieu seul est vérité et en lui se trouve toute la vérité et rien que la vérité. Il n'y a aucun mensonge en lui. Le mensonge c'est dire volontairement quelque chose que nous savons être faux. C'est une impossibilité pour Dieu. Il ne peut pas mentir. Mais Dieu n'est-il pas omnipotent ? Oui, mais l'omnipotence n'est pas la capacité de tout faire, c'est la capacité de faire ce que l'on veut, quand on veut. Et Dieu ne veut jamais mentir, ni tromper, ni tricher etc. C'est contre sa nature et donc c'est impossible qu'il le fasse, il est impossible que Dieu mente (Héb. 6:18). La vérité est le contraire du mensonge.
Dieu contraste ainsi avec les dieux de la mythologie grecque de l'époque biblique. Ces dieux-là mentaient et trompaient les humains tout le temps. Il contraste aussi avec le dieu d'Islam. Le coran appelle Allah un makr, (un menteur ou un trompeur). Sourate 3:54 dit même qu'Allah est le meilleur trompeur de tous : Mais les Juifs ont usé de tromperie et Allah aussi, car Allah est le meilleur trompeur de tous ! (Wamakaroo wamakara Allahu waAllahu khayru al-makireena)
D'ailleurs, Allah trompe tous les musulmans encore aujourd'hui. Savez-vous que le coran est le seul livre historique qui dit que Jésus-Christ n'est pas mort sur la croix ? Mais dans ce cas comment les disciples ont-ils pu se tromper à ce point ? Le coran explique que c'est Allah qui les a trompés. Sourate 4:157 dit Et le Juifs se vantaient en disant "nous avons tué le Messie Jésus, Fils de Marie, Messager d'Allah". Mais ils ne l'ont point tué, ni crucifié, mais la ressemblance de Jésus a été mise sur un autre et ils ont tué cet homme. Selon le coran, Jésus n'a pas été crucifié, Allah a trompé les gens en utilisant un sosie de Jésus. Ainsi, selon le coran, le christianisme a commencé à cause d'une tromperie d'Allah.
"Le meilleur trompeur de tous", ce titre que le coran donne à Allah, ne vous fait pas penser à quelqu'un dans la bible ? Moi oui. En Jean 8, Jésus parle de quelqu'un et l'appelle le père du mensonge (V 44). Alors, de qui parle Jésus ici ? Il parle du diable. Autrement dit, le meilleur trompeur de tous dans la bible n'est pas Dieu, c'est Satan. Mais le Dieu de la bible est un Dieu de vérité. Celui qui est la force d'Israël ne ment point (1 Sam. 15 : 29).
Ceci m'amène à ma question du début. Comment savez-vous ce matin que vous n'êtes pas dans le matrix ? Nous savons que nous ne sommes pas dans le matrix, car ce monde a été créé par le Dieu de vérité. Il n'est pas comme les dieux grecs. Il ne joue pas avec nous comme un magicien avec son publique. Il n'est pas comme Allah, ce dieu qui a fait de la tromperie un art. Il ne créé pas une illusion pour nous induire en erreur. Ce monde n'est pas une illusion. Je suis vraiment là et vous êtes vraiment là. Car ce monde n'a pas été créé par le père du mensonge, mais par le Dieu de vérité. C'est sa nature. Dieu peut aussi facilement cesser d'être Dieu, qu'il peut cesser d'être vérité, car la vérité et Dieu sont un. Il est impossible qu'il nous trompe.
Mais cette doctrine sur la vérité de Dieu est même plus importante que le fait de savoir si nous sommes vraiment ici ou pas ce matin. C'est important de savoir que ce monde n'est pas une grande illusion, mais il y a beaucoup plus important pour nous. Si Dieu n'est pas vérité tout s'écroule. Si Dieu n'est pas vérité nous ne sommes sûrs de rien du tout. Ce message est le dernier de 17 que j'ai prêché ici sur les attributs de Dieu. Le premier était sur l'amour de Dieu. Mais si Dieu n'est pas vérité, peut-être ment-il quand il dit qu'il nous aime. Comment le savoir, s'il n'est pas vérité ? Le message de la bible avant d'être "Dieu est amour" doit être "Dieu est vérité". Si Dieu n'est pas vérité, nous ne savons rien sur ce monde, ni sur Dieu, ni sur notre salut. Mais la bible dit que Dieu est vérité. La vérité de Dieu est le fondement de tout et garantit tout le reste.
Dieu est vérité. Il n'est pas un menteur ni un trompeur. En lui se trouve toute la vérité, rien que la vérité. C'est la garantie de toute notre foi et notre salut.

3. La vérité est le contraire de l'erreur
Dieu est vérité. Et la vérité est le contraire de l'erreur. Dieu ne peut pas fait d'erreur. Dire une erreur c'est dire quelque chose que l'on croit vrai, mais qui est faux. Mais Dieu sait toutes choses. Il ne peut donc pas faire une telle erreur. Dire une erreur c'est aussi affirmer 2 choses qui sont contradictoires. Mais Dieu ne peut pas se contredire. Par exemple, il ne peut pas dire "David ne tua pas Goliath" parce qu'il dit "David tua Goliath". La vérité et la contradiction sont incompatibles. Nous appelons une pensée qui se contredit une pensée contradictoire. Nous appelons une pensée sans contradictions une pensée logique. Quand Dieu pense ses pensées donc, il les pense de façon logique.
Mais, curieusement, quand on dit que Dieu est logique, beaucoup de chrétiens s'offusquent. Ils disent des phrases comme : "la logique des hommes n'est pas la logique de Dieu". Cela fait très spirituel. On n'accepterait jamais l'idée que Dieu puisse mentir, mais de dire qu'il peut se contredire, passe pour une idée profonde. Le seul problème avec cette position est que la bible ne sépare jamais la vérité de la logique. Au contraire, elle dit que celui qui dit "je suis la vérité" est le Logos. Et le Logos est le même qui dit "je suis la vérité". Dieu est vérité et Dieu est Logos. L'un ne va pas sans l'autre.
Je dis donc ceci : la vérité est ce que Dieu pense et la logique est la manière dont il pense. L'exemple du Logos dans ce passage confirme ce que je dis.
Pour bien comprendre ce passage, il faut savoir que quand les sadducéens disent qu'il n'y a pas de résurrection, ils nient, en fait, toute vie après la mort. Ils étaient des matérialistes avant l'heure. En effet, les sadducéens disent qu'il n'y a ni résurrection, ni ange, ni esprit (Actes 23:8). Pour eux, la mort signifie la fin de l'homme. Après, il n'y a rien. Et ils présentent une argumentation à Jésus pour le prouver. C'est un raisonnement par l'absurde. Ils veulent montrer que la position de Jésus mène à une absurdité (une femme au ciel avec 7 maris) et est donc fausse.
Notons tout d'abord que quand Jésus leur répond, il ne dit pas que la logique des hommes n'est pas la logique de Dieu. Il ne dit pas que Dieu est plein de paradoxes. Il dit qu'ils sont dans l'erreur parce qu'ils ne connaissent pas assez les Ecritures. Leur erreur est de conclure qu'au ciel les choses se passeront comme sur la terre. C'est un raisonnement inductif. Mais Jésus dit que cela n'est pas le cas. Au ciel le mariage n'existe pas. (V 30) Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.
Après les avoir corrigés sur ce point, Jésus aurait pu s'arrêter pas là. Mais, il s'emploie à réfuter toute leur argumentation. Et voici la question qui me préoccupe ici; comment procède le Logos pour établir la vérité ? Comment est-ce qu'il prouve qu'il y a une vie après la mort ? Quelle est sa méthode ? Si on regarde bien ce passage on voit qu'il a une double stratégie. Il part de la vérité et il avance de façon logique. La vérité est la base, la logique est la méthode.
La vérité est toujours la bible, ici le verset 32 : Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob (une citation d'Exode 3:6). C'est la prémisse de Jésus dans son argumentation. Ensuite, il raisonne de façon logique à partir de ce verset pour en tirer des conclusions valides. Ceci est très important. Jésus est vérité et Logos. Il part de la vérité et raisonne logiquement pour établir une autre vérité. C'est un raisonnement déductif. Le tout se fait ici en 1 verset (V 32). C'est très rapide. C'est comme des vélos sur le tour de France qui passent trop vite pour qu'on voie quelque chose. Alors, passons son raisonnement au ralenti.
(V 32) Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Pour Jésus ce verset détruit l'argumentation qui dit qu'il n'y a pas de vie après la mort. Voici comment :
- Au moment où Dieu dit ces mots à Moïse; Abraham, Isaac et Jacob, sont tous morts depuis des centaines d'années.
- Si les sadducéens ont raison, Abraham, Isaac et Jacob n'existent plus.
- S'ils n'existent vraiment plus, Dieu dirait : "j'étais le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob".
- Mais Dieu dit : "je suis le Dieu d'Abraham, Isaac et Jacob ". Dieu parle au présent. Et ce n'est pas un détail, cela change tout. Il ne peut pas mentir, ni se contredire. Il est toujours leur Dieu. S'il est toujours leur Dieu, la seule possibilité logique est que Dieu sait qu'ils vivent encore au ciel. Autrement dit, Dieu n'est pas Dieu des morts, mais des vivants.
En logique cela donne ceci.
Prémisse 1 : Dieu n'est pas Dieu des morts, mais des vivants.
Prémisse 2 : Dieu est le Dieu d'Abraham, d'Isaac, et de Jacob.
Conclusion : Abraham, Isaac et Jacob ne sont pas morts, mais vivants. Donc, il y a une vie après la mort.
Ce n'est pas étonnant que (V 33) la foule, qui écoutait, fut frappée de l'enseignement de Jésus ... il [a] réduit au silence les sadducéens.
C'est de la logique pure ! N'en déplaise à certains chrétiens, le Logos nous donne ici une leçon de logique. Il part des Ecritures et il renverse leur argumentation par des déductions logiques et des conclusions valides. Ces conclusions sont vérité. Cela s'appelle une preuve !
Dieu n'est pas un Dieu illogique ou contradictoire ou absurde. Lorsqu'il pense et lorsqu'il parle, il le fait de façon raisonnée, intelligente, cohérente, logique. Car la vérité est ce que Dieu pense et la logique est la manière dont il pense.

4. La vérité est toujours bonne à dire
Dieu est vérité. Ce livre est la vérité. Nous savons la vérité. Nous devons donc la dire. La garder pour nous est un péché. Jésus est notre exemple. Face aux sadducéens, il annonce la vérité de façon claire, nette et précise. Nous devons faire comme lui. La vérité - je parle de la vérité biblique - est toujours bonne à dire.
Oui, mais là des gens disent; "peut-être, mais il faut surtout dire la vérité avec amour". C'est vrai. Et dire la vérité est déjà un acte d'amour. Encore une fois Jésus doit être notre exemple. Il est amour et vérité. Alors, comment dit-il la vérité avec amour ? Avec des fleurs ? En prenant des gants pour ne vexer personne ? Je le cite; Vous êtes dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. Voilà la vérité dite avec amour. Si ce n'est pas cette attitude-là que ces gens avaient en tête, il faut qu’ils nous expliquent à quoi ils pensaient.
Nous devons être un peuple qui annonçons la vérité aux non-chrétiens. Que ce soit devant tous, comme moi, ou individuellement, nous devons annoncer la toute vérité clairement. La tendance actuelle est de ne pas dire toute la vérité ou de l'adoucir ou même de la cacher pour ne pas choquer les gens à qui nous parlons. On insiste surtout sur l'amour de Dieu et les avantages d'être chrétien. On pense que si nous disons toute la vérité, les gens partiront. Mais la préoccupation de Jésus n'était pas de regrouper le plus de monde possible autour de lui, mais de dire toujours la vérité. Le monde ne souffre pas de trop de vérité, mais pas assez. Si nous ne le disons pas, qui la leur dira ? Les médias ? Les collègues de travail ?
Mes amis, l'erreur n'est jamais plus efficace pour sauver une âme que la vérité. C'est la connaissance de la vérité qui sauve, pas l'ignorance de la vérité. Si un non-chrétien ne connaît pas la vérité, il est impossible qu'il devienne chrétien. C'est complètement faux de dire que c'est nos performances en communication qui déterminent si une personne sera sauvée ou pas. Si Dieu a décidé de sauver la personne à qui tu parles, rien de ce que tu peux leur dire ne peut empêcher la personne d'être sauvé, et sûrement pas la vérité. Et si Dieu décide de la sauver à travers toi, il prendra la vérité que tu dis et non pas l'erreur que tu dis pour le faire. La vérité de l'évangile - toute la vérité - est toujours bonne à dire.
Nous devons être un peuple qui annonçons la vérité aussi aux chrétiens. J'ai 2 exemples que je veux partager avec vous pour illustrer mes propos. Un frère est venu me parler le mois dernier pour me dire que suite à mon message sur la trinité, que j'ai prêché il y a 3 ans, plusieurs personnes dans l'église avaient l'impression que je ne croyais pas en la trinité. Je vous rassure, j'y crois. Ce qui m'a surpris le plus n'est pas que quelqu'un pense que je ne crois pas en la trinité, mais qu’on a pu penser que je n'y croyais pas, sans venir me demander des comptes. La doctrine de la trinité est une doctrine essentielle du christianisme. Si je ne crois pas en la trinité, je ne suis pas chrétien. Si vraiment vous pensiez que je ne croyais pas en la trinité, vous auriez dû venir me voir aussitôt. Je ne l'aurais pas mal pris, mais tant pis si je l'avais mal pris. La vérité est infiniment plus importante que mes petites sensibilités. La vérité biblique est toujours bonne à dire, même quand elle fâche.
Avant de venir dans cette église nous faisions partie d'une petite église évangélique près de chez nous. On y allait depuis notre arrivée dans la région. Notre fils était présenté au Seigneur dans cette église. On y était bien. Les gens étaient très sympas. Puis un dimanche matin, peu de temps après les attentats du 11 septembre, le pasteur de l'époque (qui n'est plus pasteur) a commencé sa prédication non pas en lisant la bible, mais en lisant le coran. Ce que je dis est vrai, le Seigneur est mon témoin. Il à prêché à partir du coran en citant divers sourates pour, je cite, "vous montrer que l'islam est une religion de paix". Un dimanche matin, dans une église évangélique, ce pasteur, sourates à l'appui, essayait de convaincre son assemblée des bienfaits de l'islam !
Au bout de 10 minutes, mon épouse et moi sommes partis. Mais toute la semaine j'étais troublé dans mon cœur. J'étais très mal à l'aise. J'avais été un lâche. Je savais que dans une telle situation le chrétien ne doit pas fuir, mais doit défendre la vérité. Il doit résister publiquement ceux qui enseignent une autre évangile au risque même de sa vie, s'il le faut. Et moi, je m'étais tu par peur des hommes. Je me suis repenti et nous avons décidé de retourner le dimanche suivant pour nous opposer publiquement, devant toute l'église, à cette "autre évangile". Ce que nous avons fait. Nous ne regrettons pas d'avoir été rejettes et mis dehors par toute une église pour avoir dit la vérité. C'est un honneur qui nous a été accordé. Un sujet pour nous vanter. La vérité est toujours bonne à dire, même quand elle coûte, même quand elle offense.

Dieu est vérité. La vérité c'est ce que Dieu pense. En lui il n'y a ni mensonge, ni erreur. Nous devons être comme lui. Il n'y a pas de plus grand acte d'amour que d'annoncer clairement la vérité.





samedi 18 février 2012

La Gloire de Dieu

Romans 9 : 6 - 26

Introduction
Un petit quiz pour commencer, 4 questions :
Dans l'univers, qui est celui qui a le plus de passion pour Dieu ?
Qui est celui qui aime Dieu le plus ?
Qui procure à Dieu le plus de plaisir et de joie ?
Qui est la priorité numéro 1 de Dieu ?
Voici un indice. La réponse à ces 4 questions est la même.
Si vous avez répondu "Dieu", mon message va confirmer ce que vous croyez déjà.
Si vous n'avez pas répondu "Dieu", mon message va être un choc culturel. Ce matin je veux vous parler de la gloire de Dieu.


1. C'est quoi la gloire de Dieu ?
Si nous ne définissons pas nos termes, nous ne savons pas de quoi nous parlons. Je définis la gloire de Dieu comme l'excellence de sa personne.
Prenons un exemple humain - et donc forcément pauvre - mais qui a le mérite de nous parler. La beauté d'une femme est sa gloire. C'est une gloire très éphémère, mais c'est une forme de gloire. Elle et sa beauté ne font qu'une. Là où elle va, sa beauté suit. Quand les gens la voient, ils sont impressionnés par son physique. Elle arrive dans une pièce et tout s'arrête et les gens font "wow !" Ceci est un effet de sa gloire. Au fil du temps elle acquiert la réputation d'être "une belle femme". Son nom même peut être associé à la beauté. Nous avons une amie qui dit "je ne suis quand même pas Claudia Schiffer". Son nom et sa beauté deviennent synonymes.
C'est pareil pour Dieu. Le fait d'être Dieu - c'est sa gloire. L'excellence de son être - c'est sa gloire. La totalité de ses attributs - c'est sa gloire. Cette gloire révélée de Dieu est appelé dans la bible "son nom", car elle le représente parfaitement. Je suis l'éternel c'est là mon nom, et je ne donnerai pas ma gloire à un autre. (Esaïe 42:8). Ce qui est intéressant c'est que si on inverse les mots "nom" et "gloire" le sens du verset ne change pas. Je suis l'éternel c'est là ma gloire, et je ne donnerai pas mon nom à un autre. Son nom c'est sa gloire. Sa gloire c'est son nom.
Et Dieu veut nous communiquer la gloire de sa personne. Il veut que sa gloire produise un effet chez nous. Dieu a donc pris le soin de consigner dans ce livre la révélation de tous ses attributs sans exception. Et même si nous ne voyons pas toute sa gloire infinie, ce que nous voyons de sa gloire est une révélation fidèle de lui. Pourquoi ? Parce que dans la bible il ne manque aucun attribut de Dieu. Pour utiliser un langage humain, il ne manque aucun aspect de son caractère. Et la gloire de Dieu c'est que nous voyions tous ses attributs. Comme le dit John Piper, Dieu a toute une variété d'attributs et il entend bien nous les montrer tous.
Quand je parle donc de la gloire de Dieu dans ce message, je l'utilise dans ce sens. Sa gloire c'est la plénitude de ses attributs, c'est l'excellence de sa personne, c'est son nom.


2. La priorité de Dieu c'est sa gloire.
Dieu a un plan pour ce monde. Ce plan concerne vous et moi. L'objectif de ce plan, la priorité numéro un, ce qui passe avant tout, c'est la gloire de Dieu. Comment en être si sûr ? La bible l'affirme partout.
On entend souvent que la raison que Dieu a créé les hommes était pour montrer sa bonté. Mais la bible dit que la raison est sa gloire. Fais venir mes fils des pays lointains, Et mes filles de l'extrémité de la terre, Tous ceux qui s'appellent de mon nom, Et que j'ai créés pour ma gloire (Esaïe 43:6-7).
On entend souvent que la raison que Dieu a choisi un peuple était de montrer son amour. Mais la bible dit que la raison était de glorifier son nom. Car comme on attache la ceinture aux reins d'un homme, Ainsi je m'étais attaché toute la maison d'Israël et toute la maison de Juda, dit l'Éternel, Afin qu'elles fussent mon peuple, mon nom, ma louange, et ma gloire (Jérémie 13:11).
On entend souvent que la raison que Dieu n'a pas puni Israël était de montrer sa miséricorde. Mais la bible dit que la raison était sa gloire. A cause de mon nom, je suspends ma colère; A cause de ma gloire, je me contiens envers toi, Pour ne pas t'exterminer. ... C'est pour l'amour de moi, pour l'amour de moi, que je veux agir; Car comment mon nom serait-il profané ? Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. (Esaïe 48 : 9 - 11). John Piper parle ici de 6 coups de marteaux contre une lecture de la bible qui met l'homme au centre de tout.
On entend souvent que la raison que Jésus est venu sur la terre était de sauver les hommes. Mais la bible dit que la raison était de glorifier le Père. Père, l'heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie,... Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire. (Jean 17:1).
On entend souvent que la raison que Jésus revient est de nous prendre avec lui. Mais la bible dit que la raison c'est d'être admiré par nous. Il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru (2 Thess. 1:10).
On entend souvent que la raison que Jésus nous amène au paradis est de nous combler d'amour. Mais la bible dit que la raison c'est que nous voyions sa gloire. Je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire (Jean 17:24).
Et si tu n'es toujours pas convaincu, pense à ce qui va éclairer ta maison pour l'éternité. La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer; car la gloire de Dieu l'éclaire (Apoc. 21:23).
Je veux dire ici haut et fort que la priorité de Dieu n'est pas et n'a jamais été l'homme. La priorité numéro un de Dieu c'est Dieu. L'objectif de Dieu c'est la gloire de son nom. Il est son propre but. Il se réjouit de lui-même. Sa passion c'est sa propre gloire.
D'ailleurs, si nous réfléchissons une seconde, cette idée n'est pas seulement biblique, elle est logique. Dieu est perfection absolue. Il connaît sa valeur suprême. Faire preuve de fausse modestie pour faire plaisir à nos sensibilités humanistes n'intéresse pas Dieu. Si Dieu ne proclame pas qu'il est d'une valeur infinie, le plus grand, le plus beau, l'excellence même, il serait un menteur. Et Dieu n'est pas un menteur. Il veut être reconnu comme Dieu, car il est Dieu. Il poursuit donc sa propre gloire, parce qu'il est parfait.
Mais certains diront que c'est une attitude narcissique de vouloir être loué et admiré. D'avoir comme priorité sa propre gloire. Non, ce qui est narcissique c'est pour moi de penser que pour être bon et juste le Dieu de l'univers doit m'avoir moi comme priorité. Penser que tout doit tourner autour de moi, ça c'est du narcissisme. C'est une erreur humaniste de penser que Dieu ne peut être d'un amour infini que s'il est obsédé par moi.
De plus, ce n'est pas vrai de penser que parce que Dieu cherche sa propre gloire cela exclut la nôtre. Le Père cherche sa propre gloire, et cela a nécessité la glorification de son Fils. De même, Dieu dans sa sagesse infinie a décidé que le fait que nous soyons glorifiés le rendrait plus de gloire. Il se fait infiniment plaisir en nous faisant infiniment plaisir. Ceci n'est pas du narcissisme mais un amour infini.

Mais, malgré tout, je suis conscient que pour certains chrétiens j'ai mis la bible sur la tête. Ils disent que le fait d'insister autant sur le désir de Dieu d'être glorifié dénature le message de la bible. Selon eux la priorité de Dieu n'est pas d'être glorifié, mais de sauver tous les hommes. Voilà ce qu'il veut. Avant de s'occuper de sa gloire, Dieu veut s'occuper du sort de tous les hommes. Et ils disent que ceci est la preuve de sa bonté infinie. Sa gloire attendra, l'homme passe avant. Et ils basent cette affirmation sur un verset en particulier qui semble contredire ma position, car elle dit Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 Timothée 2:4). Y a t-il incompatibilité entre la volonté de Dieu d'être glorifié et sa volonté de sauver tous les hommes ? Oui, il y a incompatibilité. Pourquoi ? Parce que la bible n'enseigne pas que Dieu veut sauver tous les hommes. Et ce verset alors ? Ce verset ne dit pas ce que nous croyons qu'il dit.
Pourtant cela paraît clair. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Tout le monde le comprend comme cela aujourd'hui. Mais est-ce que c'est parce que c'est ce que Paul voulait dire ou parce que nous avons vécu sous 200 ans de lavage de cerveau humaniste où l'homme est au centre de tout et Dieu doit donner sa chance à chacun pour être juste ? Admettons que cette expression tous les hommes signifie tous les hommes sans exception. Dieu veut que chaque être humain qui a vécu, qui vit et qui vivra soient sauvés. Si cela est le sens de ce verset, la seule conclusion à en tirer est que chaque être humain qui a vécu, qui vit et qui vivra sera sauvé, puisque c'est ce que Dieu veut. Tous les hommes seront donc sauvés, puisque Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Mes amis, arrêtons donc de prêcher l'évangile !
Par contre, si nous n'arrivons pas à la conclusion que tous les hommes seront sauvés (et j'espère que c'est le cas parce que cela s'appelle « l'universalisme » et c'est une hérésie), il nous reste 3 hypothèses possibles pour comprendre ce verset.
1. Dieu veut sauver effectivement tous les hommes sans exception, mais il échoue. C'est la position de beaucoup de chrétiens. Ils affirment ouvertement que Dieu échoue. Mais le problème avec cette position est que la bible dit exactement le contraire. Dieu dit constamment qu'il n'échoue jamais. En voici un exemple parmi beaucoup d'autres. Ma parole, qui sort de ma bouche, ne retourne point à moi sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins (Esaïe 55:11). Si Dieu veut sauver un homme et envoie sa parole pour le sauver, la parole ne peut pas revenir vers Dieu sans avoir fait ce que Dieu veut, c'est-à-dire sauver l'homme. L'hypothèse que Dieu échoue n'est donc évidemment pas biblique.2. Dieu décide de ne pas réussir son plan. Il intègre dans son plan le fait que tous les hommes ne soient pas sauvés. Autrement dit, il prévoit le fait que les hommes rejettent son salut. Cette hypothèse a l'avantage d'être en harmonie avec les versets qui disent que Dieu accomplit toujours sa volonté. En effet, il fixe comme objectif l'échec de son plan. Cependant, il y a un gros problème avec cette position. Si l'objectif de Dieu est d'échouer, alors ce n'est plus de sauver tous les hommes. C'est une position qui s'auto-réfute et qui est donc fausse. La première est anti-biblique, la deuxième est illogique.
3. Tous les hommes ne signifie pas chaque être humain qui a vécu, qui vit et qui vivra. C'est ma position. Comment le savoir ? Posons-nous 2 questions essentielles pour comprendre un verset :
a. que dit le contexte ? Paul utilise-t-il ailleurs dans ce passage l'expression tous les hommes ? Oui, V1. J'exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
Paul nous dit de prier pour tous les hommes. Peut-on comprendre ce tous les hommes comme étant tous les hommes sans exception ? Est-il raisonnable de penser que Paul nous exhorte à prier pour chaque être humain qui a vécu, qui vit et qui vivra ?  Non, c'est impossible que cela soit le sens ici. Pourquoi ? Parce que Paul ne nous dirait jamais de prier pour ceux qui sont morts. D'ailleurs, personne n'interprète ce tous les hommes de cette façon-là. Peut-on comprendre ce tous les hommes autrement alors ? Oui. Il faut le comprendre autrement, sinon il faudrait prier pour les morts.
L'expression tous les hommes peut être compris comme tous les hommes sans exception ou tous les hommes sans distinction. Quelle est la différence ? Tous les hommes sans exception implique une absence de limite. C'est-à-dire aucun être humain n'est exclu. Tous les hommes sans distinction implique une absence de discrimination, c'est-à-dire tous les hommes, peu importe qui.
b. La bible interprète-t-elle la bible ? Est-ce que Paul explique lui-même ce qu'il veut dire par tous les hommes ? Oui, (V2) pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité. Nous sommes face ici clairement à un tous les hommes sans distinction. Paul explique son expression tous les hommes non pas en disant qu'il faut prier pour tous les hommes sans en exclure aucun, mais en disant qu'il faut prier pour tous les hommes, peu importe qui. Il exhorte à prier aussi pour les hommes puissants - ceux qui à l'époque persécutaient les chrétiens, même pour eux ils devaient prier. Prier pour tous, sans faire de distinction. Et puisque quand Paul réutilise la même expression au verset 4, il ne la redéfinit pas, nous devons conclure que le sens au V4 est le même qu'au V2. Tous sans distinction.
Conclusion : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Dieu veut sauver tous les hommes sans distinction de race, de couleur, de rang etc. Il veut sauver des Juifs, des païens, des riches, des pauvres, des libres, des esclaves, des noirs, des blancs, des hommes, des femmes, des puissants, des misérables. Il ne fait pas de différences. Le salut n'est pas réservé à un peuple. Et il n'échouera pas. Nous savons car au ciel ils chantent tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation. (Apoc. 5:9).
La priorité de Dieu (ce qui passe avant tout) c'est sa gloire. L'objectif de son plan éternel n'est donc pas de sauver tous les hommes sans exception. Il veut sauver tous les hommes sans distinction, et il le fera. Pourquoi j'insiste sur ce point ? Parce que, comme nous le verrons, ce plan de Dieu (de ne pas sauver chaque être humain) fait éclater sa gloire plus que tout autre plan.


3. Toute la création a été conçue pour glorifier Dieu au maximum.
Quand j'étais jeune, mon père me disait qu'un chrétien ne doit pas poser certaines questions. Mais je ne suis plus jeune et mon père n'est pas là. Alors, je vais donc les poser.
Pourquoi Dieu a-t-il créé le diable ? Dieu savait ce qui allait se passer. Pourquoi alors le créer ? Une fois que le diable avait chuté, pourquoi ne pas l'avoir exterminé ? Dieu ne le garde pas en vie pour qu'il ait une chance de se repentir, car le diable est maudit. Il ne peut pas se repentir. Pourquoi donc ne pas l'avoir exterminé ? Il l'a bannit du ciel, alors, pourquoi ne pas l'avoir envoyé directement en enfer, tout simplement ? Il en avait le droit. Ou, faute de mieux, pourquoi Dieu ne supprime-t-il pas le diable aujourd'hui. Jésus nous dit de prier "ne nous induit pas en tentation" pourquoi donc ne pas tuer le tentateur ? Problème résolu !
Certains chrétiens répondent à ces questions en invoquant le cas de l'homme. Dieu garde la diable en vie pour que les hommes soient libres. En nous tentant, le diable nous met face à un choix; de faire le bien ou le mal. S'il n'y avait pas ce choix nous serions comme des robots, obligé toujours de ne choisir que le bien. Mais il y a un gros problème avec cette argumentation. Un jour le diable sera détruit, cela signifie-t-il que nous deviendrons alors des robots pour l'éternité ? Bien sur que non. Nous n'avons pas besoin du diable pour être libre, mais de Dieu.
Mais, baser la raison pour la survie du diable sur l'homme donne toujours des réponses très insuffisantes. La raison pour la survie du diable se trouve en Dieu. La réalité c'est que Dieu a créé le diable et le garde en vie parce que c'est de cette façon-là qu'il a le maximum de gloire possible. Si le diable n'existait pas Dieu aurait forcément moins de gloire, pas plus de gloire, car comment Dieu glorifierait-il sa justice, sa sainteté et sa colère ? Vous répondez "il est Dieu, il trouverait un moyen". Oui, il l'a trouvé, c'est par le biais du diable et du péché.
Comment le fait-il ? En utilisant le diable pour accomplir sa volonté dans ce monde. C'est pour cette raison qu'il existe. Dans notre passage nous lisons que Dieu fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut (V18). Mais endurcir un cœur contre la parole de Dieu est un péché. Comment se fait-il que ce verset dit que Dieu endurcit ? Je pense que c'est parce que dans la mesure où Dieu a créé le diable, le garde en vie et autorise le diable à endurcir un cœur, c'est en réalité Dieu qui le fait faire.
C'est comme un architecte qui dit fièrement qu'il a construit un gratte-ciel, alors qu'en réalité il n'a pas posé une seule brique. Mais l'idée était la sienne, les plans étaient les siens, les ouvriers ont fait exactement ce qu'il avait prévu et le résultat est ce qu'il voulait. Dieu est l'architecte de la création. Il ne commet pas le péché, c'est le diable qui commet le péché et l'homme qui cède à la tentation, mais Paul nous montre ici avec ce verset il endurcit qui il veut que Dieu revendique totalement son rôle dans ce qui se passe. Et ceci est normal. C'est lui qui a élaboré les plans avant la fondation du monde et le diable (comme nous tous) est son ouvrier qui accomplit la tâche que Dieu lui a attribué. En disant qu'il endurcit le cœur, Dieu veut nous montrer que le diable n'a aucune autonomie, aucune liberté. Il ne pourra se vanter d'aucune prise d'initiative. Tout ce qu'il fait est prévu par avance dans l'œuvre de Dieu.
Dans notre passage donc, Dieu a fait endurcir le cœur de pharaon contre lui-même. Dieu fait en sorte qu'un homme lui résiste. Étrange ! Pourquoi cette démarche à première vue contradictoire ? (V 17) pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. Si pharaon avait laissé partir les Israélites dès que Moïse avait demandé, il n'y aurait pas eu les 10 plaies, la traversée de la mer Rouge etc. S'il avait obéi aussitôt Dieu aurait eu moins de gloire. Les Israélites et les Égyptiens auraient été moins impressionnés par Dieu. Le péché du diable et de pharaon a servi à Dieu pour montrer sa puissance en Égypte et pour être craint dans toute la terre.
Et ce passage nous montre que Dieu agi ainsi avec chaque personne. Dieu choisit certains et rejette d'autres. Il fait de certains de vases d'honneur et d'autres des vases de déshonneur. Certains sont des vases qu'il a d'avance préparés pour la gloire, d'autres sont des vases de colère formés pour la perdition (V 22). Et la raison de tout ceci est toujours la même, Dieu voulait montrer sa colère et faire connaître sa puissance (V 22). Tout tourne autour de Dieu. Il assume tout. Il fait tout. Il est responsable de tout. A l'origine de tout. Tout est par lui et tout est pour lui. Il sauve certains pour montrer son amour et sa bonté et condamne d'autres pour montrer sa colère et sa justice. Et c'est pour cette raison que je dis qu'il a plus de gloire en rejetant certains qu'il aurait eu en sauvant tous. Parce que ceux qui sont rejetés glorifient sa justice et sa colère.
Voici donc la conclusion que je tire de ce passage. Nous glorifierons Dieu, tous, chaque personne, tous autant les uns que les autres. Certains le glorifieront par leurs chants de louanges au ciel. D'autres le glorifieront par leurs cris de rage en enfer. Peu importe qui, peu importe où. Chaque personne glorifiera Dieu pour toujours. C'est pour cela que nous avons été formés.
Mais vous me direz, donc si je te comprends bien tout le péché, toute la souffrance, tout le mal que nous voyons autour de nous c'est donc pour Dieu ? La mort de bébés, les maladies, Les catastrophes naturels, les crimes, les guerres, le diable, l'éternité en enfer - tout cela c'est Dieu qui le fait exprès, pour qu'il paraisse grand à nos yeux ? Oui, vous avez bien compris. Sachez donc que c'est moi qui suis Dieu, Et qu'il n'y a point de dieu près de moi; Je fais vivre et je fais mourir, Je blesse et je guéris, Et personne ne délivre de ma main (Deut. 32:39). Je suis l'Eternel, et il n'y en a aucun autre. J'ai formé la lumière et créé les ténèbres, je donne le bonheur et je crée le malheur. Oui, c'est moi, l'Eternel, qui fais toutes ces choses (Esaïe 45:7). C'est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! (Romains 11:36).
Rien d'autre ne peut justifier tant de souffrance. Pour justifier des choses si terribles, il faut une raison plus importante que ces choses. La volonté de l'homme ne suffit pas comme explication. L'homme n'est pas assez important pour justifier tout ceci, mais Dieu est d'une importance infinie. Donnez-moi une balance. Mettez-moi 100 milliards d'être humains de ce côté de la balance et la gloire de Dieu de l'autre. C'est comme peser une goutte d'eau contre un océan ou un caillou contre la terre. La gloire de Dieu est la seule raison qui peut justifier le diable, le mal et l'enfer.
Cette création c'est le théâtre de Dieu, conçu par lui, pour lui donner le maximum de gloire possible. Je veux dire par là qu'aucun autre monde ne lui aurait donné plus de gloire que celui-ci. Nous sommes les acteurs et le titre du spectacle c'est LA GLOIRE DE DIEU. Chaque créature est là pour mettre le projecteur sur Dieu. Nous existons pour le mettre en valeur, pour que lui soit admiré, adulé, ovationné. Et tous le mettront en valeur. Certains mettront en valeur ses attributs d'amour et de tendresse au ciel et d'autres mettront en valeur ses attributs de justice et de sévérité dans le lac de feu. Comme le dit le pasteur Vincent Cheung; quelqu'un qui croit que la gloire de Dieu ne vaut pas la mort et la souffrance de milliards de personnes a une trop haute opinion des hommes et de lui-même et une trop pauvre opinion de Dieu.


Conclusion
Ce message est peut-être un choc culturel pour toi. Dans ce monde où l'homme est le centre de tout, la raison d'être de tout et où Dieu a intérêt à être à la hauteur de nos exigences, ce message est comme du chinois. Mais c'est le message de la bible. C'est l'évangile. Ce n'est pas quelque nouvelle idée que j'ai pondue. C'est l'évangile même. Tu m'as tourmenté par tes péchés, Tu m'as fatigué par tes iniquités, mais c'est moi qui efface tes transgressions - pour l'amour de moi (Esaïe 43:25). La raison que Dieu te pardonne tes péchés est parce qu'il s'aime. Son amour infini pour lui-même est la source de sa grâce infinie pour toi. L'amour de Dieu ne consiste pas à te trouver génial. L'amour de Dieu consiste à t'aider à le trouver génial. Car lui l'est et nous ne le sommes pas. Soit donc que nous mangions, soit que nous buvions, soit que nous fassions quelque chose, faisons tout pour la gloire de Dieu (1 Cor. 10:31). Parce que Dieu fait tout pour la gloire de Dieu.

mercredi 23 novembre 2011

La Colère de Dieu




Introduction
Un des mes élèves est allé en Angleterre et en rentrant il m'a dit, "Monsieur j'ai vu la Reine". J'étais étonné "Ah bon"?! "Oui, et je lui ai parlé" il a ajouté. "C'est vrai" ? j'ai demandé, "raconte" ! Ensuite, il m'en a parlé et il a dit plusieurs choses qui m'ont mis la puce à l'oreille. Il a dit qu'elle était belle et encore qu'elle était jeune. C'est là que j'ai compris qu'il n'avait pas vu la Reine. Il a parlé à une dame qu'il croyait être la reine d'Angleterre, mais qui ne l'était pas. La description qu'il en donnait ne correspondait pas à ce que je sais d'elle.
Pour ne pas être comme cet élève je dois inclure dans ma série sur Dieu la colère de Dieu.
Avant de prendre la décision de prêcher sur ce sujet difficile, j'ai commencé par me poser 2 questions : (i) la bible parle-t-elle de la colère de Dieu ? La réponse est oui. Il y a plus 580 références à la colère de Dieu dans la bible. Elle parle plus de sa colère que de son amour et de sa miséricorde. Je dois donc en parler. Si je boucle ma série sur Dieu sans parler de sa colère je serais comme cet élève. Parler de Dieu sans parler de sa colère est comme parler de la Reine d'Angleterre et dire qu'elle est jeune et belle. Sauf qu'il y a une grande différence entre les deux, car rien n'est plus important que ce que nous croyons sur Dieu.
(ii) Quand la bible parle de la colère de Dieu, est-ce qu'elle en est gênée ou pas ? La réponse est non, pas du tout, elle présente la colère comme faisant partie des perfections de Dieu autant que son amour. Elle n'insinue jamais que la colère de Dieu soit quelque chose de mal. Elle la glorifie. Elle rentre dans les détails. Je vais donc faire pareil. Je ne vais pas minimiser la colère de Dieu, je vais la présenter comme la bible la présente, c'est-à-dire comme une perfection glorieuse de Dieu.
Je serais amené à lire beaucoup de passages de la bible parce que je veux montrer que ce que je dis est ancré dans la Parole de Dieu. Je vais lire des passages que vous n'avez probablement jamais lus. Je vais aussi dire des choses sur Dieu qu'on ne vous a jamais dit. Non pas parce que je vais faire exprès de surprendre, mais parce plus personne ne prêche sur la colère de Dieu aujourd'hui. Je vous demande donc d'examiner ce que je dis en vous posant cette question; est-ce que ce que je dis est confirmé par les versets que je cite ou pas ?

Mon message est structuré autour de 3 questions: Pourquoi Dieu est-il en colère ? Mais Dieu n'est-il pas amour ? C'est quoi la colère de Dieu ?

1. Pourquoi Dieu est-il en colère ?
Certains chrétiens n'aiment pas parler de la colère de Dieu car ils pensent que puisque nous faisons des erreurs quand nous sommes en colère, dire que Dieu se met en colère donne l'impression que Dieu fait des erreurs aussi. Mais l'homme fait aussi des erreurs quand il est amoureux. Certains, par amour, font des choses stupides, ou ils agissent de façon impulsive, mais personne ne propose que nous ne parlions plus de l'amour de Dieu puisque cela donne l'impression que Dieu a un comportement illogique ou impulsif. C'est pareil avec sa colère. Sa colère n'est pas comme notre colère.
Contrairement à nous, Dieu se met en colère parce qu'il est le Juge de toute la terre. Psaume 7:11 associe le juge avec sa colère - Dieu est un juste juge, il s’irrite en tout temps. Il s'irrite parce qu'il est un juste juge. Sa colère est donc sa justice parfaite en action. Et c'est logique, Dieu ne peut pas regarder une maman qui caresse son bébé avec tendresse et un meurtrier qui tue quelqu'un froidement avec la même satisfaction. Au contraire, ça serait une tâche sur son caractère. Si Dieu ne se mettait pas en colère contre le péché, il ne serait pas moralement parfait et donc pas Dieu. Un dieu qui n'est que gentillesse est donc une impossibilité. A méditer !
La colère de Dieu est donc toujours l'exécution de sa justice sur les pécheurs. C'est important. Dieu ne se met pas en colère arbitrairement. Il n'est pas colérique ou sujet à des mauvaises humeurs. Au contraire, il y a une sagesse logique dans la colère de Dieu. Jésus dit Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière (Jean 3:18). Dieu dans sa colère donne à l'homme ce que l'homme a déjà préféré et donc choisi. Quand Adam & Eve ont péché, ils se sont enfuis de Dieu. Ils ne voulaient plus être avec lui. Dieu les a donc exclus de sa présence pour le reste de leur vie. La sentence divine était la conclusion logique du choix préalable d'Adam. En enfer c'est pareil. Ceux qui ont rejeté Dieu sur terre, sont à leur tour rejetés par lui. Ceux qui ont préféré les ténèbres, reçoivent les ténèbres. Ceux qui ne veulent pas connaître Dieu ne le connaîtront jamais. Ils n'ont pas jugé bon de connaître Dieu, c'est pourquoi Dieu les a livrés à leur sens réprouvé (Roms 1:28). Dieu dans sa colère leur donne l'implication pleine, parfaite et infinie de ceux qu'ils ont déjà choisi. Sa colère est donc une colère sage, juste et précise.

Mais n'est-ce pas une réaction excessive de la part de Dieu ? Après tout, toute cette colère éternelle pour quelques petits péchés. Non, si quelqu’un a une réaction excessive par rapport au péché c'est bien l'homme. Nous l'excusons très très très facilement. Sortez d'ici et interrogez les gens. La plupart estiment que Dieu les acceptera au ciel car ils ne se considèrent pas si méchants que tout ça. Vous connaissez leur argumentation; "il y a pire que moi" "je n'ai jamais fait de mal à personne".
J'étais pareil, je vivais une vie de péché et j'étais convaincu que Dieu me souriait. Dieu était un gentil grand-père au ciel qui comprenait mes faiblesses et voyait que j'avais un bon fond. Si tu crois cela, si tu comptes là-dessus, je suis là pour te dire que c'est un mensonge du diable.
Il suffit de lire les 3 premiers chapitres de la bible. Toute la misère humaine, toutes les maladies, tous les catastrophes naturels qui tuent des milliers d'hommes chaque année depuis le début du monde, tous les accidents, toutes les guerres de toute l'histoire, tous les meurtres, les viols, les vols, sont la conséquence d'une seule action - un couple a goûté un fruit que Dieu avait interdit. Adam et Eve n'ont tué personne, ils ont tout simplement goûté un fruit. Dieu avait dit de ne pas le manger, ils l'ont fait et Dieu dans sa colère nous a donné tout ça.
Mais, tu sais quoi toi ? Tu as fait infiniment pire que cela. Tu es coupable de la mort du Fils de Dieu. Il est mort à cause de tes péchés. Son sang est sur tes mains. Tu me diras, "mais il n'y a pas que moi". Certes, mais en justice commettre un crime avec d'autres s'appelle un crime "en bande organisée" et c'est un facteur aggravant ! Si Dieu nous a donné toute la misère humaine parce qu'Adam a mangé un fruit, qu'est-ce qu'il réserve à ceux qui ont tué son Fils ? Je n'ose pas y penser.
Non, Dieu n'a pas une réaction excessive envers le péché. Pécher une seule fois contre un Dieu infiniment parfait est un crime infini. Sache qu'il n'y a pas un seul péché commis dans l'univers qui ne restera pas impuni. Ne te trompe pas, Dieu est en colère avec les hommes. La plus grand menace pour l'humanité n'est pas la crise économique, ni le réchauffement climatique, ni l'islam, ni l'antéchrist. La plus grande menace pour l'humanité c'est un Dieu en colère. Ne crains pas ces choses, crains Dieu. La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse (Prov. 1:7). Voici pourquoi :
Prenez-y donc garde, vous qui oubliez Dieu, sinon je vous déchirerai et nul ne vous délivrera (Ps. 50:22).
Car voici, l'Éternel arrive dans un feu, Et ses chars sont comme un tourbillon; Il convertit sa colère en un brasier, Et ses menaces en flammes de feu. C'est par le feu que l'Éternel exerce ses jugements, C'est par son épée qu'il châtie toute chair; l'Éternel tuera un grand nombre (Esaïe 66:15).
L'Éternel est un Dieu jaloux, il se venge; L'Éternel se venge, il est plein de fureur; L'Éternel se venge de ses adversaires, Il garde rancune à ses ennemis. .... Qui résistera devant sa fureur? Qui tiendra contre son ardente colère? Sa fureur se répand comme le feu, Et les rochers se brisent devant lui (Nahum 1:1 - 6).
Fouets qui claquent! Fracas des roues! Des chevaux au galop! Déferlement de chars! Charge des cavaliers! Flamboiement des épées! Eclairs des lances! Blessés sans nombre! Amas de corps! A perte de vue: des cadavres! On trébuche sur eux. ...... Voici, j'en veux à toi, dit l'Éternel des armées, Je relèverai tes pans jusque sur ton visage, Je montrerai ta nudité aux nations, Et ta honte aux royaumes. Je jetterai sur toi des ordures, je te couvrirai de honte (Nahum 3 : 1 - 5).
Tu crois toujours que ce gentil grand-père dans les cieux t'accueillera au ciel en disant; "Je sais que tu as fait des erreurs, mais après tout l'erreur est humaine. Tu as un bon fond, viens avec moi, mon pote" ? Ceux qui te disent cela te mentent. Je te dis que tu n'es pas en sécurité ! La réalité est que tu marches sur une fine couche de glace sous laquelle il y a l'abîme et chaque péché que tu commets est un poids supplémentaire dont Dieu te charge, jusqu'au jour où la glace brisera sous le poids de tes péchés et là tu tomberas dans les mains de ce feu dévorant qui est Dieu. C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant (Hébreux 10:31).
Pourquoi Dieu est-il en colère ? Parce que le péché est infiniment grave. Et nous sommes des pécheurs.

2. Mais Dieu n'est-il pas amour ?
Quant on parle de la colère de Dieu certaines personnes disent, “mais Dieu est amour” et c'est vrai Dieu est amour (1 Jean 4:8). Dieu aime. J'ai envie de dire que Dieu aime les évangéliques. Dieu aime les fondamentalistes chrétiens (ceux qui croit que le livre de la Genèse est un livre d'histoire - pas de mythologie - et que la foi seule en Jésus-Christ sauve). Dieu est amour. Mais l'amour n'est pas dieu. Si l'amour était dieu, Dieu ne serait que l'amour. Mais l'amour n'est pas Dieu. Dieu ne se résume pas à l'amour.
Au contraire, nous avons vu qu'un Dieu qui n'est qu'amour est une impossibilité. Si Dieu est amour il doit détester aussi. Parce qu'il aime ses enfants, il doit détester ce qui menace leur salut. Et en effet, selon la bible, il y a des choses que Dieu déteste. Dieu a des choses en abomination. Alors que déteste-t-il ? Tout bon chrétien répond "Dieu déteste le péché". Oui, mais Dieu ne déteste pas seulement les actes. Dieu déteste aussi le gens qui font ces actes. Oui, vous m'avez bien entendu, j'ai dit Dieu déteste aussi le gens qui font ces actes. Ceci est devenu un vrai sujet tabou parmi les chrétiens, même chez les évangéliques. Notre idée de Dieu est tellement influencée par le monde que quelqu'un comme moi qui dis que Dieu déteste le péché et le pécheur est considéré comme anti-biblique. Alors, je vous pose la question, croyez-vous que ceci est la Parole de Dieu ? Pour reconnaître que Dieu déteste non seulement le péché, mais le pécheur avec, il vous faudrait combien de versets bibliques pour prouver ce que je dis ? 1 ? 2 ? 3 ? 5 ? 10 ? 20 ? Ou est-ce que votre idée de Dieu est tellement corrompue par le monde qu'aucun nombre ne vous suffira ? Par un souci de temps voici 10 versets bibliques qui prouvent que Dieu déteste aussi certains hommes :
Tu hais tous ceux qui font le mal. Les assassins et les trompeurs sont en horreur à l'Eternel (Psaume 5:6).
L'Eternel ... déteste le méchant et celui qui aime la violence (Ps. 11:5).
L'Éternel a en horreur les hommes pervers (Prov. 3:32).
Il y a six choses que hait l'Éternel, Et même sept qu'il a en horreur ... Le faux témoin qui dit des mensonges, Et celui qui excite des querelles entre frères (Prov. 6:16).
Celui qui acquitte le coupable et celui qui condamne le juste sont tous deux en abomination à l'Éternel (Prov. 17:15)
Mais il y a des chrétiens (même évangéliques) qui disent "il faut faire attention avec les psaumes et les proverbes - c'est juste des hommes qui parlent de Dieu" comme s'il y a des parties de la bible qui parlent de Dieu sans être inspirées par Dieu. Alors pour ces gens qui croient que David et Salomon se trompent, voici Dieu qui parle :
Vous ne suivrez pas les coutumes des nations que je vais chasser devant vous; car c'est parce qu'elles ont commis toutes ces actions que je les ai en abomination (Lévitique 20:23).
Que personne n'interroge les morts, car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel (Deut. 18:12).
Car quiconque commet une iniquité, est en abomination à l'Éternel, ton Dieu (Deut. 25:16).
Mais il y a des chrétiens (même évangéliques) qui disent "tout ça c'est l'Ancien Testament" comme si l'Ancien Testament est moins inspiré que le Nouveau Testament. Ce n'était pas l'avis de Jésus. Alors pour ces gens qui rejettent l'Ancien Testament - dans le Nouveau Testament Dieu décrit des gens qui prétendent le connaître, mais qui ne le connaissent pas comme "détestables" (Tite 1:16) et dans le Nouveau Testament Dieu dit j'ai aimé Jacob et j'ai haï Ésaü (Romans 9:13).
10 versets dans la bible qui disent que Dieu déteste, hait, a en horreur, a en abomination des hommes. Quand nous disons à tous "Jésus t'aime" ou encore pire "Souris, Jésus t'aime" nous contredisons la bible. Dieu déteste certaines personnes.

Mais là on avancera 5 arguments contre ma position, parce que pour certains chrétiens même 10 versets ne suffisent pas :
(i) Ce n'est pas vrai que Dieu déteste certaines personnes puisque Dieu hait le péché mais aime le pécheur. Cette phrase est présentée par beaucoup de chrétiens comme une vérité biblique. Mais elle n'est pas dans la bible, ni rien de semblable. En fait, cette phrase a été formulée par Gandhi. Mais, Gandhi croyait que Jésus-Christ était "inutile" pour son salut. Et c'est lui qui nous enseigne sur notre Dieu ?! Vous avez la Parole de Dieu et vous êtes instruit par Gandhi !! Si vous préférez la phrase de Gandhi à ces 1O versets bibliques, allez jusqu'au bout de votre logique - devenez hindou.
(ii) Ce n'est pas vrai que Dieu déteste certaines personnes puisque c'est écrit en Jean 3:16 Dieu a tant aimé le monde et le mot "monde" (kosmos) signifie "tout le monde". Dieu a donc aimé tout le monde. Mais Jean qui nous dit Dieu a tant aimé le monde nous dit aussi n'aimez point le monde (1 Jean 2 : 15). C'est le même mot grec et c'est le même auteur. Si "monde" signifie "tout le monde" il faut conclure que Jean nous dit "n'aimez pas tout le monde". Donc "n'aimez personne". Bizarrement, personne n'interprète ce verset comme cela. Le mot "monde" est ambigu. Quand un verset est ambigu on l'interprète par d'autres versets clairs. Voici un verset clair : L'Eternel ... déteste celui qui aime la violence. Conclusion : la phrase "Dieu a tant aimé le monde" ne peut pas signifier "Dieu a tant aimé tout le monde".
(iii) Ce n'est pas vrai que Dieu déteste certaines personnes puisque le mot "haïr" dans ces versets ne signifie pas vraiment "haïr" mais "aimer moins". Dieu ne hait donc pas certains pécheurs, mais les aime moins que d'autres. Mais le fait de les "aimer moins" signifie qu'il décide de les punir de façon terrible pour toujours. Il me semble que si tu décides de punir quelqu'un de façon terrible pour toujours, le mot "haïr" est une bonne description de ton attitude envers eux. Dire que Dieu inflige sur une personne la pire souffrance jamais imaginée. Qu'il fait ça pour l'éternité sans jamais y mettre fin. Qu'il ne l'accorde aucun répit - même pas une seconde - malgré ses cris et ses supplications, mais qu'il les aime quand même - c'est vider le mot "aimer" de tout son sens. Vous avez redéfini le sens du mot "aimer". Avec cette nouvelle définition la phrase "Hitler aimait les Juifs" est vraie.
(iv) Ce n'est pas vrai que Dieu déteste certaines personnes puisque Jésus nous a dit d'aimer nos ennemies. Il n'est pas pensable que Dieu nous demande de faire quelque chose qu'il ne fait pas lui-même. Mais si vous trouvez cela un argument recevable vous avez un raisonnement profondément humaniste. Dieu est Dieu, nous sommes ses créatures. Il n'est pas lié par les commandements qu'il nous donne. C'est tout à fait pensable qu'il nous dise de faire une chose, alors qu'il fait le contraire. J'en veux pour preuve le fait qu'il nous dit de ne pas tuer et il tue (Actes 5). Il nous dit de ne pas nous venger et il se venge. De même, il nous dit d'aimer nos ennemis, non pas parce qu'il les aime aussi, mais parce que lui s'en occupera.
(v) Ce n'est pas vrai que Dieu déteste certaines personnes puisque Dieu ne condamne jamais quelqu'un à l'enfer, ceux qui vont en enfer se condamnent eux-mêmes. Mais où est-ce qu'ils trouvent cela dans la bible ? Jésus nous a dit ce qu'il dira à ces gens: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel (Matt. 25:41). Je suis désolé mais on ne voit pas là un Jésus qui se ronge les ongles avant de condamner une personne à l'enfer. Il faut dire la vérité. Et puisque la bible dit qu'il est réservé aux hommes de mourir une seul fois, après quoi vient le jugement, (Héb. 9:27) et que des milliers de personnes meurent tous les jours, je peux vous dire qu'au moment où je vous parle, Jésus est en train de remplir l'enfer.
Dieu n'est-il pas amour ? Oui, Dieu est amour. Cela veut-il dire que Dieu ne peut qu'aimer ? Non. L'amour n'est pas Dieu. Selon la bible, Dieu aime et Dieu déteste aussi. Il déteste ceux qui persistent dans leurs péchés et ce sont ceux-là qui subiront sa colère éternelle.

3. C'est quoi la colère de Dieu ?
Pour finir, je veux essayer de montrer ce que c'est la colère de Dieu. Ce à quoi elle ressemble. J'ai sélectionné parmi tous les passages qui décrivent la colère de Dieu ceux qui sont pour moi les pires. Nous allons rentrer dans les détails, parce que la bible rentre dans les détails. Chaque nouveau passage nous fera descendre un peu plus dans l'horreur, jusqu'à ce que nous touchions le fond. Vous allez voir que je n'invente rien. Je lis la bible. Si ce que je dis vous choque, il faut voir cela avec l'Auteur du livre.
Dans l'Apocalypse 14:19 (dans le Nouveau Testament donc !) nous avons une image de la colère de Dieu à la fin des temps, c'est l'heure de la vendange des peuples de la terre. L'heure de moissonner est venue, car la moisson de la terre est mûre et il vendangea la vigne de la terre, et jeta la vendange dans la grande cuve de la colère de Dieu. Et la cuve fut foulée hors de la ville; et du sang sortit de la cuve, jusqu'aux mors des chevaux, sur une étendue de mille six cents stades. Les grappes de raisins de la terre sont des hommes et des femmes qui ont rejeté Dieu. Ils sont ramassés à la fin du monde et jetés dans la cuve pour être pressés, foulés aux pieds. La cuve est la cuve de la colère de Dieu. Mais puisqu'il s'agit d'hommes ici ce qui est récolté n'est pas du jus, mais du sang. Et la bible dit qu'il y a tellement de sang qu'il arrive jusqu'au mors des chevaux et s'étend sur une distance de 1600 stades. Imaginez un cheval debout et la hauteur de sa tête du sol, puis essayez de situer sa gueule et l'endroit où se trouverait le mors, disons 1m50 de haut. C'est la profondeur du sang ici. Ensuite il faut savoir que 1600 stades sont égales à non pas 30 mètres, ni 300 mètres, ni 30 Kilomètres mais 300 kilomètres. Du sang jusqu'à 1m50 sur une distance de 300Kms. C'est une image épouvantable, il y a du sang partout. Voilà comment la bible présente la colère de Dieu; des hommes piétinés à mort dans une rivière de sang. C'est un film d'horreur.
Mais, il y a pire. Descendons encore une marche vers l'horreur. Esaïe 63:1-6 :
Ici nous avons un dialogue entre 2 personnes. La première (probablement Esaïe) voit arriver quelqu'un en vêtements rouges éclatants et demande qui c'est.
Qui est celui-ci qui vient d'Édom, De Botsra, en vêtements rouges, En habits éclatants, Et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force?
La deuxième répond - C'est moi qui ai promis le salut, Qui ai le pouvoir de délivrer.
Il s'agit donc ici de Dieu. D'ailleurs la version semeur traduit ces paroles C'est moi, dit l'Eternel.
Esaïe interroge Dieu donc et demande (2) Pourquoi tes habits sont-ils rouges, Et tes vêtements comme les vêtements de celui qui foule dans la cuve? Autrement dit, voyant ces vêtements maculé de tâches rouges vifs, il demande, pourquoi tes vêtements sont-ils rouges, comme si tu avais pressé du vin dans la cuve ? Et Dieu donne cette explication
(3) J'ai été seul à fouler au pressoir, Et nul homme d'entre les peuples n'était avec moi; Je les ai foulés dans ma colère, Je les ai écrasés dans ma fureur; Leur sang a jailli sur mes vêtements, Et j'ai souillé tous mes habits.
(4) Car un jour de vengeance était dans mon cœur, Et l'année de mes rachetés est venue.
(5) Je regardais, et personne pour m'aider; J'étais étonné, et personne pour me soutenir; Alors mon bras m'a été en aide, Et ma fureur m'a servi d'appui.
Et qu'est-ce que Dieu a foulé au pressoir, des raisins ? Non
(6) J'ai foulé des peuples dans ma colère, Je les ai rendus ivres dans ma fureur, Et j'ai répandu leur sang sur la terre.
As-tu bien compris l'image qui nous est donnée ici par Esaïe ? Dieu piétine les peuples. Il les piétine de façon énergétique, acharnée. Leur sang jaillit sur ses vêtements à un tel point que ses habits deviennent rouges éclatants. C'est une image terrifiante de la fureur de Dieu. Ce Dieu-là fait peur.
Mais il y a pire. On pourrait se consoler en disant que Dieu fait tout ça à contre cœur, la gorge nouée. Qu'il est obligé de le faire, mais n'y trouve aucune satisfaction. Mais ce n'est pas ce que dit ce passage. Il nous dit que celui qui écrase les peuples est fière de ce qu'il fait, (V 1) Qui est celui-ci qui vient ... en vêtements rouges se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force ? Dieu a des vêtements couverts du sang de ses victimes et plutôt que de se cacher, il se redresse avec fierté, content de sa force. Seigneur, aie pitié de nous !
Mais il y a encore pire. Descendons encore une marche et là nous toucherons le fond de l'horreur. J'ai trouvé d'autres passages où Dieu nous dit précisément son sentiment envers ceux qui subissent sa terreur. Et c'est encore plus terrifiant que la fierté. Mais, qu'est-ce qui peut être plus terrifiant que la fierté ? Qu'est-ce qui peut être plus terrifiant qu'un Dieu qui est fière de faire souffrir ?
La moquerie, oui la moquerie; lorsque le malheur fondra sur vous, je rirai, et quand la terreur vous saisira, je me moquerai (Proverbes 1:26ff). Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d'eux ... et les épouvante dans sa fureur (Psaumes 2:4-5). Dieu rit quand il épouvante les hommes.
La bible a un nom pour cela, ça s'appelle la vengeance. L'Eternel se moque du méchant, car il voit venir le jour de sa perte (Psaume 37:13). Dieu rit en anticipant le jour où le méchant se trouvera en enfer. Là Dieu le tiendra et se vengera et sa vengeance sera terrible et éternelle.
Voilà, nous sommes au bout de notre étude sur la colère de Dieu et à l'arrivée nous avons le Créateur de l'univers qui dans sa fureur écrase des peuples de la terre jusqu'à tâcher ses vêtements et faire couler des rivières de sang. Il agit avec fierté et même en se moquant de leur terreur. Ca donne la chair de poule est c'est fait pour. Dieu est l'Etre le plus terrifiant qui existe. Jacques nous dit que même les démons tremblent devant lui. Ils peuvent rassembler une armée gigantesque, avec Satan à la tête. Quand ce Dieu-là se montre, ils tremblent tous, comme des enfants transis de froid.



Conclusion

Mon ami n'affronte pas ce Dieu qui fait trembler même les démons. Tu ne survivras pas une seconde. Cours vers Jésus. Lui seul sera un refuge pour toi. Et là le miracle du salut de Jésus ce n'est pas seulement que tu ne risques rien, mais c'est que ce Dieu terrifiant sera pour toi un Père tendre et aimant. Ses caresses sont plus douces que de la soie et ses paroles sont plus agréables que le meilleur des vins.

dimanche 14 août 2011

La Simplicité de Dieu

Genèse 18 : 16 à 33

Quand j'étais à l'école (ce qui n'est pas si loin que cela) mon prof de biologie m'a appris qu'une cellule était un organisme très simple. Selon lui, elle avait une paroi, un noyau au centre et était pleine de liquide. C'est tout. Une cellule était un sac de liquide ! D'ailleurs toute la théorie de l'évolution dépend de cette simplicité. Depuis les découvertes de la biologie moléculaire on sait que la cellule est un organisme très très complexe. Rien que la séquence ADN dans une seule cellule est longue de 2 mètres ! Pourquoi je vous parle de cela ? Parce que la cellule est un bon exemple de ce que l'on pensait très simple et qui se révèle très complexe. Aujourd'hui je voudrais vous parler du contraire : ce que l'on pense complexe qui est en réalité simple.
Je voudrais continuer ma série sur les attributs de Dieu : La Simplicité de Dieu et je voudrais parler de ce sujet en 2 points.

1. La simplicité de son être.
2. La simplicité de sa nature.

1. La Simplicité de son Être
C'est bientôt la rentrée des classes. Pierre va rentrer en 6ème. C'est une nouvelle étape. Je m'occupe des 6èmes le premier jour. Quand ces nouveaux élèves voient un prof ils ont 2 questions. Qui c'est ? Ensuite comment il est ? La première question qu'ils posent est sur son identité (son nom et sa matière). Quand on parle de Dieu on ne parle pas de son identité, mais de son être. Et Dieu, en tant qu'être est simple. Sa constitution (ce de quoi il est fait) est simple. "Simple" ici est le contraire de "composé" ou "fait de différentes choses". Quand on dit que Dieu est simple, on dit qu'il n'est pas fait de différentes choses, qu'il n'est composé de rien. Et ceci le distingue de toute sa création. Tout ce qui a été crée est composé de choses plus petites (cellules / atomes / photons). Mais Dieu qui est infini, ne peut pas être composé de choses. L'infini et un assemblage de choses est une contradiction.
Et nous voyons donc que la simplicité est un attribut nécessairement unique à Dieu. Car puisqu'il n'est pas fait de choses, alors il ne peut donc pas acquérir de nouvelles choses, ni perdre des choses. Puisque Dieu ne peut pas acquérir des choses ni rien perdre, alors il ne peut pas changer. Puisque Dieu ne peut pas changer, alors il doit vivre toujours dans le présent. Puisque Dieu vit toujours dans le présent, alors il doit être éternel. Un être simple est donc aussi un être immuable et éternel. Dieu seul est simple.
Mais, on me dira, tu as dit que Dieu n'est composé de rien, mais n'est-il pas composé de 3 personnes (Père, Fils et Saint-Esprit) ? Non, il n'est pas composé de 3 personnes. Pour pouvoir dire que Dieu est composé de 3 personnes, il faudrait montrer une de 2 choses, soit que ces personnes existaient indépendamment les unes des autres avant de se mettre ensemble pour créer Dieu, soit qu'elles pourraient existaient indépendamment les unes des autres. Mais les 2 idées sont fausses. Ce n'est pas le cas que Le Père et le Fils existaient indépendamment l'un de l'autre avant de se mettre ensemble avec le Saint-Esprit pour créer Dieu, car il est écrit Au commencement était la Parole ... et la Parole était Dieu, (Jean 1 : 1). Dès le commencement la Parole (Jésus) est Dieu. Il est Dieu depuis l'éternité et donc n'a jamais existé indépendamment de Dieu. Et ce n'est pas non plus le cas que le Fils pourrait exister sans le Père, car il dit lui-même, moi et le Père nous sommes un (Jean 10 : 30). Les deux sont un. Faîtes vous-mêmes les maths : 1 divisé par 2 n'a jamais fait 2. Non, les 3 personnes de la trinité sont éternellement inséparables entre elles. Dieu n'est pas Dieu s'il n'est pas 3. Et puisque Dieu a toujours été là et a toujours été Dieu, il a toujours existé comme trinité. Dieu donc n'est pas composé de 3 personnes, mais il existe depuis toujours comme 3 personnes.
Connaissez-vous "le rasoir d’Occam" ? Ce n'est pas une nouvelle marque de rasoir. C'est une règle qui dit que quand on cherche à expliquer quelque chose (comme l'origine de la Terre par exemple) et on hésite entre plusieurs possibilités, le rasoir d'Occam dit que "les explications les plus simples sont les plus vraisemblables". Autrement dit, si l'explication est compliquée, elle est probablement fausse. Un chrétien débattait avec un athée sur l'origine de l'univers. L'athée disait que tout était le résultat du hasard. Et pour soutenir sa position il a évoqué le rasoir d'Occam. Voici son argumentation : si Dieu avait créé l'univers, l'explication pour l'univers (Dieu) serait plus complexe que l'univers lui-même. D'ailleurs, il serait l'explication la plus complexe possible et cela ne va pas. Le rasoir d'Occam (les explications les plus simples sont les plus vraisemblables) ne serait pas respecté. Donc dans le doute, il a conclu que l'explication sans Dieu est la plus simple et donc la plus vraisemblable pour expliquer l'origine de l'univers. Il était assez content de son argumentation. Et c'est vrai qu'elle semble convaincante. Dieu est forcément plus complexe que ce qu'il a créé. Donc l'explication serait plus complexe que la chose à expliquer.
Mais le chrétien a répondu qu'au contraire, en tant qu'Esprit pur, Dieu est remarquablement simple comme être. Dieu dans son être est beaucoup plus simple que l'univers dans la mesure où l'univers est composé de milliards des choses qui sont elles-mêmes composées de milliards d'atomes. Dieu, au contraire, n'est composé de rien, il n'est donc pas complexe, mais simple. Certes, ses pensées sont infiniment complexes, mais la bible ne dit pas que les pensées de Dieu ont créé l'univers, mais au commencement Dieu créa les cieux et la terre (Genèse 1 : 1). Dieu en tant qu'Esprit, en tant que conscience pure, en tant qu'intelligence pure n'est pas complexe, mais simple. En ce qui concerne sa constitution, Dieu est non seulement plus simple que l'univers, il est le plus simple qui soit. Et puisque selon le rasoir d'Occam les explications les plus simples sont les plus vraisemblables, on peut donc conclure selon cette règle que Dieu a créé l'univers.
J'affirme donc avec la Confession de la Rochelle; Nous croyons et confessons qu'il y a un seul Dieu, qui est une seule et simple essence spirituelle, éternelle, invisible, immuable, infinie. Notre grand Dieu si puissant, si majestueux, qui rempli l'univers de sa présence est (en ce qui concerne son être) d'une simplicité infinie.

2. La Simplicité de sa Nature
A. Dieu et sa nature sont un.
Revenons à nos nouveaux 6èmes. Après avoir demandé qui est le prof en question, ils demandent comment il est ? Ils parlent d'abord de son identité (nom et matière) et ensuite de son caractère : est-ce qu'il est cool ou stricte, gentil ou méchant ? D'ailleurs c'est peut-être cette question qui les intéresse le plus.
Quand on parle de Dieu on ne parle pas de son caractère, mais de sa nature. Pour décrire sa nature on parle de ses attributs (son amour, sa sainteté etc.). Sa nature est la totalité de ses attributs. Les attributs sont essentiels à Dieu. C'est-à-dire que si on en enlevait un attribut de Dieu cela impliquerait sa non-existence. Par exemple, si Dieu n'avait pas l'attribut de sainteté, il cesserait d'être Dieu.
Parler de la simplicité de la nature de Dieu signifie donc que lui et sa nature sont un, lui est ses attributs sont un. Notre personnalité change avec le temps. Ce n'est pas pareil pour Dieu. Sa nature n'évolue pas. Nous acquérons des caractéristiques au fur et à mesure de notre vie. Ce n'est pas pareil pour Dieu. Il n'a pas acquis ses attributs au fur et à mesure. Il a toujours été ce qu'il est et le sera pour toujours. Jésus Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement (Hébreux 13:8).
Mais qu'est-ce que je veux dire quand je dis que Dieu et sa nature sont un ? Prenons un exemple, celui de la bonté de Dieu et posons-nous cette question; pourquoi Dieu est-il bon ? Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Toutes les réponses que l'on peut donner tombent dans 2 catégories opposées : (i) C'est sa nature d'être bon. Autrement dit, Dieu est bon parce que c'est lu qui décide ce qui est bon (ii) Il se conforme à la bonté. Autrement dit, Dieu est bon parce qu'il fait ce qui est bon.
Je crois que Dieu et sa nature sont un, je réponds donc que la première réponse est correcte. Dieu est bon parce qu'il décide ce qui est bon. C'est Dieu qui définit sa propre nature. Autrement dit, c'est lui qui décide ce qu'est la bonté. Mais certains Chrétiens pensent que cette réponse est impossible parce qu'elle pose 2 problèmes : celui de la carte blanche et celui du raisonnement circulaire. Ils disent que si c'est Dieu qui décide ce qu'est la bonté, il devient juge et parti. Il peut faire n'importe quoi et le déclarer "bon". Il a carte blanche pour faire ce qu'il veut et cela sera bon parce qu'il le dit. D'ailleurs, ceci est un raisonnement circulaire; Dieu créa la terre et nous lisons qu'il vit que c'était très bon (Genèse 1 : 31) et nous savons que c'était bon parce qu'il dit que c'était bon et il est bon. Et nous savons qu'il est bon parce que ce qu'il fait est bon !
Considérant donc cette réponse impossible ces Chrétiens ont opté pour la deuxième réponse à la question "Pourquoi Dieu est-il bon ?" Plutôt que de dire que Dieu est bon parce qu'il décide ce qui est bon, ils disent que Dieu est bon parce qu'il fait ce qui est bon. Il fait des œuvres de bonté. Dieu sait ce qu'il faut faire pour être bon et il le fait. Par exemple, il savait que le fait d'envoyer son Fils pour nous sauver était bon, alors il l'a fait. Ainsi Dieu se conforme à la bonté. Autrement dit, il existe une règle, une norme, qui est la bonté. Dieu connaît parfaitement cette règle et il la respecte parfaitement depuis toujours. Cette réponse semble satisfaisante à première vue, mais en réalité elle pose plus de problèmes que la première. D'abord, cela veut dire que Dieu et sa nature ne sont pas un, ce n'est plus Dieu qui définit sa propre nature, mais la règle de la bonté. Ensuite ceci entraîne la question ; qui a défini la règle de la bonté ? Elle ne peut pas avoir été définie par Dieu, sinon on argumente pour la première réponse (que c'est Dieu qui décide ce qu'est la bonté) et non pas la deuxième. Alors qui l'a définie ? Si ce n'est plus Dieu qui décide ce qu'est la bonté, alors qui a décidé pour Dieu ce qu'est la bonté ? Bref, qui décide pour Dieu ce qu'il doit faire ou pas ? On voit tout de suite les problèmes que cette 2ème réponse pose. Elle n'est évidemment pas biblique car il est écrit De qui Dieu a-t-il pris conseil pour se faire éclairer ? Qui lui a enseigné la bonne voie ? Qui lui a transmis le savoir et lui a fait connaître le chemin de l'intelligence ? (Esaïe 40 : 14). La réponse à la question d'Esaïe est évidemment "personne". N'étant manifestement pas biblique, il faut rejeter cette deuxième réponse.
Donc la première réponse doit être correcte - Dieu est bon parce qu'il décide ce qui est bon. Alors comment résoudre les 2 problèmes qu'elle pose ? Le problème du raisonnement circulaire est facile à résoudre. Il suffit de demander à ceux qui disent qu'un raisonnement circulaire est toujours faux, pourquoi il est toujours faux. La réponse est, c'est faux parce que c'est un raisonnement circulaire. Eh oui, l'argumentation contre le raisonnement circulaire utilise un raisonnement circulaire. Conclusion : un raisonnement circulaire n'est donc pas toujours faux, surtout quand il s'agit de Dieu, la vérité absolue.
Le deuxième problème est plus grave, c'est celui de la carte blanche, c'est-à-dire si c'est Dieu qui décide ce qu'est la bonté, il a carte blanche pour faire ce qu'il veut et le déclarer "bon". Je pense qu'on peut résoudre ce problème en posant une autre question et là normalement les objections disparaîtront. Voici la question : qui décide qui est Dieu ? La réponse est évidente. C'est Dieu qui décide qui est Dieu et on ajoutera il décide que c'est lui ! En effet, il n'y a rien de plus normal. Il sait qu'il est Dieu et il le dit, Je suis qui je suis. Je suis l'Eternel.
C'est pareil pour la bonté. Dieu décide ce qui est bon. Il se conforme à la règle de la bonté d'accord, mais cette règle est sa propre nature. Et à ceux qui disent que cette réponse lui donne carte blanche pour faire ce qu'il veut et l'appeler "bon", je réponds que dire cela est comme si on disait que puisque c'est Dieu qui décide qui est Dieu, il pourrait dire que c'est toi ! C'est impossible. En effet, c'est Dieu qui décide qui est Dieu et il dira toujours que c'est lui. Il ne dira jamais autre chose que Je suis l'Eternel. De la même façon, c'est Dieu qui décide ce qu'est la bonté et il agira toujours d'une façon conforme à sa nature et sa nature est la bonté absolue. Sa nature est la règle. Donc tout ce qu'il fait est bon parce que c'est sa nature d'être bon. Il fait ce qu'il veut et le déclare bon et il a raison parce qu'il est la bonté même. Autrement dit, ce n'est pas le fait qu'il a envoyé son Fils qui fait qu'il est bon, mais c'est parce qu'il est bon qu'il a envoyé son Fils.
Quel est le rapport donc entre Dieu et sa nature ? Ils sont un. Quand la bible dit Dieu est amour (1 John 4 : 8) elle indique que son attribut est identique à son être. Dieu est amour. Son être et l'amour sont un. Dire que Dieu et sa nature sont un signifie que la phrase "Dieu est amour" est aussi vraie que la phrase "Dieu est Dieu".

B. La nature de Dieu est une
Parler de la simplicité de Dieu signifie que la nature de Dieu est une, c'est-à-dire que sa nature est une unité parfaite. Il n'y a ni division ni conflit dans la nature de Dieu. Ceci paraît évident, mais tous les chrétiens ne le croient pas. Certains pensent que Dieu se comporte comme un homme. Chez l'homme il y a souvent un conflit. On peut être devant un choix et on est tiraillé entre 2 émotions, 2 désirs. Par exemple, en tant que parent cette situation se présente assez souvent. Cela m'est déjà arrivé. Dans une situation donnée je sais que je dois discipliner mon enfant, mais en même temps je n'ai pas envie de le vexer ou le blesser. Je suis tiraillé entre la nécessité de faire respecter les règles et le désire d'être gentil. Il y a une sorte de concurrence en moi entre la justice d'un côte et la gentillesse de l'autre.
Or certains chrétiens présentent souvent les attributs de Dieu comme s'ils sont en conflit les uns avec les autres. Ils pensent que l'amour de Dieu est en concurrence avec sa sainteté; que Dieu aimerait montrer son amour à tous, mais que sa sainteté l'en empêche. Dieu est tiraillé, comme nous pouvons être tiraillés. Il veut faire en même temps et envers les mêmes personnes une chose et son contraire.
Mais cette idée ne correspond pas à la doctrine de la simplicité de Dieu. L'idée de simplicité exclut justement toute division, tout conflit intérieur. Je ne crois pas qu'il y ait un conflit au sein de Dieu. La nature de Dieu n'est pas un lieu de division et de tension, mais d'unité et de paix. En Dieu tout est perfection, tous les attributs vont dans le même sens et ont le même but - à savoir la gloire de Dieu.
Mais, on me dira "il y a des passages dans la bible qui montrent qu'il y a un conflit entre les attributs de Dieu, que Dieu a parfois envie de faire une chose et le contraire". C'est vrai, il y a quelques passages qui semblent montrer que Dieu connaît un conflit intérieur. Un bon exemple de cela est notre passage sur la ville de Sodome. L'Eternel dit à Abraham qu'il va détruire Sodome à cause de son péché. Abraham intercède auprès de Dieu et réussit à le faire accepter d'épargner la ville s'il y trouve 10 personnes justes. On voit ici un Dieu qui d'un côté veut exercer sa justice et de l'autre un Dieu qui est miséricordieux. Dieu écoute les arguments d'Abraham et il passe de la décision de détruire la ville à la décision d'épargner la ville pour les 10. Dieu est tiraillé entre les 2 choix, mais son attribut de miséricorde finit par l'emporter sur celui de la justice et il change d'avis.
Mais est-ce que cette interprétation-là de ce passage correspond à la réalité ? Déjà quand nous lisons des versets comme V 21 C'est pourquoi je vais descendre, et je verrai s'ils ont agi entièrement selon le bruit venu jusqu'à moi; et si cela n'est pas, je le saurai nous devons faire attention de bien interpréter ce passage. Notre interprétation doit être contextuelle plutôt que littérale ici. C'est-à-dire que Dieu se présente sous forme humaine devant Abraham, il mange avec lui et il parle comme un homme qui va voir et qui va apprendre la situation. Mais Dieu sait toutes choses. Il ne peut pas apprendre quelque chose. Nous devons comprendre ce passage dans ce contexte-là, sinon il contredit tout le reste de la bible.
Alors, est-ce que ce passage est là pour nous montrer la capacité d'Abraham à influencer Dieu ou pour nous montrer la miséricorde de Dieu qui va au-delà de ce que l'on demande ? La bible dit que ce que Dieu fait est parfait. (Psaume 18:31) Les voies de Dieu sont parfaites. La voie parfaite ici est donc de ne pas punir la ville s'il y trouve 10 personnes justes, puisque c'est ce que Dieu décide de faire et tout ce qu'il fait est parfait. Mais si on part du principe qu'Abraham lui a vraiment fait changer d'avis (comme le disent certains commentateurs) cela voudrait dire qu'au début Dieu avait l'intention de faire de l'imperfection et c'est Abraham qui l'en a empêché. Si c'est notre lecture du passage alors nous devons conclure que c'est Abraham qui montre à Dieu la voie parfaite. Heureusement qu'Abraham est là pour empêcher Dieu de faire une bêtise !
Est-ce que c'est cela le message de ce passage ? Bien sûr que non. Car Esaïe nous fait comprendre que personne n'a été le conseiller de l'Eternel, et personne n'a été son instructeur. Dieu a pris conseil auprès de personne pour se faire éclairer (Esaïe 40:13). Dieu n'a jamais eu l'intention de punir la ville s'il y trouvait 10 justes. A quoi sert cette histoire alors ? Elle sert à montrer la grande miséricorde de Dieu, car même s'il n'y a que 3 justes à Sodome, et donc que Dieu aurait été justifié selon la prière d'Abraham à détruire toute la ville, Dieu les sauve quand même. Nous voyons donc non pas un Dieu tiraillé dans sa nature ici, mais un Dieu qui a un objectif, à savoir, montrer à son ami Abraham sa grande miséricorde. Ce n'est pas Abraham qui donne l'idée à Dieu de sauver les justes, mais c'est Dieu le Saint-Esprit qui donne l'idée à Abraham pour que l'Eternel puisse montrer que sa miséricorde va au-delà de ce qu'Abraham a osé demander.
Mais je finis en reconnaissant qu'il y a un moment où nous voyons un conflit chez Dieu. Dans le jardin de Gethsémané, Jésus est tiraillé entre 2 désirs. Nous lisons ses mots Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux (Matt. 26 : 39). Les paroles Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! montre que Jésus ne veut pas mourir sur la croix. Et les paroles Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux montre que Jésus sais que le Père veut qu'il meure. Il y a clairement ici une lutte chez Jésus, un conflit intérieur. Il ne veut pas mourir, mais il veut faire la volonté du Père. Il n'a y a aucune autre interprétation possible que de dire que Jésus est vraiment tiraillé ici. Alors ce fait dément-il tout ce que je viens de dire ? Non, au contraire il le confirme. Comment ? Parce que ce que je dis c'est que la nature de Dieu est une et donc qu'il n'y a aucun tiraillement dans sa nature, aucun conflit entre ses attributs. Ici on voit que Jésus est tiraillé entre la volonté d'obéir d'un côté et la peur de l'autre. Mais la peur n'est pas un attribut de Dieu. Dieu ne connaît pas la peur. Ce sentiment est unique à Jésus ici et est à cause de la nature humaine qu'il a prise sur lui en devenant homme. Jésus est tiraillé ici entre l'obéissance et la peur justement à cause du fait qu'ici Jésus a 2 natures, sa nature divine et sa nature humaine. Les 2 natures sont en conflit, ce qui est normal. Voilà pourquoi cet exemple confirme ce que je dis, parce que le seul moment où on voit un vrai tiraillement, un vrai conflit dans la volonté de Dieu est quand Dieu le Fils a 2 natures (divine et humaine). Mais Dieu n'a qu'une seul nature à savoir une nature divine et là le conflit, la concurrence & la division sont tous impossibles, que ce soit sur terre ou au ciel. Car la nature de Dieu est une.

Conclusion
Pourquoi est-ce que c'est important que Dieu soit simple ? Parce que la simplicité nous garantie la connaissance. Si Dieu n'est pas simple dans son être, cela veut dire qu'il est composé soit de différentes choses, ce qui nous mène au panthéisme (Dieu est tout), soit de différentes personnes, ce qui nous mène au polythéisme (il y a plusieurs dieux).
Si Dieu n'est pas simple dans sa nature, il devient impossible pour nous de le connaître. Si sa nature était d'une composition infinie, il serait un Dieu avec des personnalités multiples et nous ne pourrions pas le connaître. Le fait qu'il y a cette simplicité chez Dieu est la garantie que nous pouvons le connaître. Grâce à cette simplicité, même l'esprit d'un enfant peut communiquer avec l'Esprit de Dieu.